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Le SYNDROME DE FREDMAN |
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Chapitre 21 - Les méfaits de la Vertu ... Le bus filait à grande allure sur l’interminable ruban
d’asphalte qui court le long de la côte Pacifique. On ne croisait que de
rares voitures. La route, la plupart du temps, évitait les villages, n’y
pénétrant que rarement pour prendre un passager. Sean regarda Pierre en souriant. -- Puisque vous semblez amateur de paradoxes, je vais
vous conter la mésaventure qui est survenue à l’un de mes amis, un ancien
camarade de collège qui occupait, récemment encore, de hautes fonctions
gouvernementales. Par discrétion, je ne vous dirai pas dans quel pays, vous
comprendrez vite pourquoi. Et Pierre entendit un récit qui devait le marquer pour
longtemps. -- Ce garçon que, pour la commodité j’appellerai
" Tony ", membre influent d’un parti politique plutôt
orienté à gauche, exerçait, après une brillante carrière, les fonctions de
ministre de l’économie et des finances dans un pays du Marché Commun. Tout
allait bien pour lui lorsque, à la suite d’une chute de cheval qui lui avait
causé un léger traumatisme crânien sans gravité, il se mit à faire chaque
nuit des rêves qui revenaient avec une régularité obsédante. Les citoyens du monde entier étaient devenus vertueux.
On ne sait quel prophète avait répandu la bonne parole et progressivement,
presque toutes les couches sociales avaient été gagnées par cet évangile
nouveau et tous menaient une vie exemplaire, exempte des vices communs à
notre époque. Les autorités commencèrent par se réjouir, mais inexorablement,
l’abominable vérité commença à se faire jour : Le virus de la vertu se
révélait catastrophique pour l’économie de tous les pays du globe et il était
en train de miner l’édifice social. Tout commença par l’alcool, ce fléau qui contribue à
l’abrutissement des masses. Les gens avaient cessé de boire. Ils avaient été touchés
par la raison et avaient compris combien la consommation de ce poison était
nuisible à leur santé. Ils prenaient à la lettre les recommandations
hypocrites des publicités qui prônaient la modération car ce breuvage est
mauvais pour la santé. Se rendant, contre toute attente, à ces injonctions
timides, restées jusqu’alors sans aucun effet pratique, tous avaient
totalement cessé de boire. Puisque ces produits étaient néfastes pour la
santé, pourquoi les consommer. Etant devenus vertueux, ils n’éprouvaient
aucune envie de transgresser les avis du bon sens. Progressivement, toutes les professions contribuant à la
production, à la distribution, à la promotion de ce poison avéré, furent
touchées. Au bout de quelques années, il n’y eut d’autre issue que d’arracher
des vignes dont personne ne consommait les produits, à l’exception des
raisins frais. Il fallut reconvertir les terres des vignobles prestigieux
dont les prix avaient chuté de façon spectaculaire. Les vignerons qui ne
savaient rien faire d’autre, de père en fils, que préparer la drogue pour
leurs contemporains durent chercher ailleurs une occupation. Les entrepôts et
les coopératives qui faisaient la mise en bouteille durent fermer. Des
marques centenaires productrices d’apéritifs renommés ainsi que tous les
producteurs de Champagne virent le cours de leurs actions tomber à zéro. Les
Japonais qui avaient investi des fortunes dans des vignobles bordelais se
mordirent les doigts, ces propriétés devenaient invendables. Certains agriculteurs émigrèrent vers les villes où ils
ne trouvèrent pas d’emploi et ceux qui restèrent attachés à leurs terres se
reconvertirent dans d’autres productions dont les excédents vinrent perturber
les marchés agricoles. Il fallut faire des lois draconiennes pour augmenter
le pourcentage des terres en jachère et les cultivateurs envahirent les
préfectures pour manifester leur mécontentement et déverser des tonnes de
lisier dans les rues. Pires encore furent les conséquences indirectes. Il y
eut une diminution inouïe des rentrées fiscales attachées à ces produits dont
personne ne voulait plus. Mais c’est dans le domaine de la santé publique que les
conséquences furent particulièrement dramatiques. La cirrhose disparut
complètement, les morts par accident de la route décrurent d’une façon
considérable puisqu’elles étaient dues, pour la plupart à l’ébriété des
chauffards et aux excès de vitesse. Ce phénomène toucha durement toutes les
professions de santé qui virent le nombre de leurs patients diminuer
régulièrement d’années en années. Puisque cette désaffection, provoquée par la vertu des
citoyens, touchait également la consommation de tabac et celle des autres
drogues qui sont les causes majeures de décès, les hôpitaux se vidèrent
progressivement. Les infirmières manifestaient dans les rues, soutenues par
les médecins pour déplorer la disparition de leurs malades et exiger le
maintien de leurs emplois qui devenaient pourtant inutiles. Les citoyens n’éprouvant, maintenant, aucun attrait pour
les actions violentes ou simplement malhonnêtes, la criminalité chuta dans
des proportions inquiétantes et les policiers se retrouvèrent au chômage
technique. Se trouvant sans occupation, ils se joignaient aux professions de
santé pour manifester dans les rues. Cette réduction spectaculaire de la mortalité eut des
conséquences très graves sur les caisses de retraites. Le nombre de leurs
bénéficiaires augmentèrent dans des proportions dramatiques et posèrent
rapidement des problèmes de financement que certains médias d’opposition
qualifièrent " d’insolubles ". Les caisses de la Sécurité
Sociale étaient pleines, beaucoup trop pleines puisque, à part le rhume des
foins, les lumbagos et les entorses, il n’y avait personne à soigner et que
l’on commençait à fermer les hôpitaux devenus en grande partie inutiles. Mais
parce que rien n’était prévu, sur le plan légal, pour compenser cet excédent
de recettes avec le manque de moyens des caisses de retraites, le malaise
s’installait de façon durable. Toutes les œuvres créées pour lutter efficacement contre
l’alcoolisme et le cancer connaissaient des moments très difficiles. Ces
maladies étant en voie de disparition, les souscripteurs rechignaient, avec
un certain bon sens, il faut le reconnaître, à verser leurs dons, et il leur
fallut bientôt fermer boutique, par manque de moyens financiers, plutôt d’ailleurs
que parce qu’elles étaient inutiles, ce qui n’est jamais un motif suffisant. Les casinos et d’une manière générale toutes les
activités consacrées aux jeux de hasard furent l’objet d’une totale
désaffection de la part du public et firent faillite, privant ainsi les
différentes maffias, déjà ravagées par le marasme persistant dans le trafic
de la drogue, de leurs sources habituelles de revenus. Les amateurs de chevaux continuaient à fréquenter les
hippodromes, mais avaient cessé de parier et ceux-ci durent fermer. L’habitude de tuer des bêtes pour se divertir apparut
aux hommes devenus vertueux comme une activité tout à fait répréhensible.
Rapidement le nombre des chasseurs tendit vers zéro ce qui posa de grands
problèmes aux forêts livrées aux dents dévastatrices des animaux de tout poil. Même la consommation de la viande, qui implique le
massacre, dans des conditions très contestables, de bétail innocent apparut
fort douteuse et l’alimentation végétarienne devint la règle dans tous les
pays. Ceci eut pour effet de ruiner la filière viande et de
mettre au chômage technique tous les éleveurs, augmentant d’autant le marasme
dans les zones agricoles. Les abattoirs furent transformés en centres
d’accueils pour les sans-abri et les boucheries qui durent toutes fermer,
reconverties en crèches ou en annexes des bibliothèques municipales. L’amélioration sensible de la santé qui en résulta ne
fit qu’aggraver le désastre dans ce domaine. Les citoyens de tous âges, touchés par la vertu, pratiquèrent
les rapports sexuels avec moins de désinvolture. Il en résulta une réduction
catastrophique des maladies vénériennes et du Sida qui régressa de façon
foudroyante. Ceci désola les chercheurs et les grands laboratoires
pharmaceutiques, déjà spoliés de leurs principales sources de revenus. Ils se
virent ainsi privés de la possibilité de déterminer si les remèdes qu’ils
avaient mis au point étaient réellement efficaces. Une autre branche d’activité fut durement éprouvée ce
fut celle des assurances en tout genre dont les effectifs se contractèrent de
façon très sérieuse. Il fallut, en effet, malgré une résistance farouche,
réduire les cotisations d’assurance maladie puisque, à l’évidence, les gens
cessaient d’être malades. Les accidents de la route ayant diminué des
trois-quarts, les compagnies durent, sous l’effet de la concurrence, baisser
le taux des primes, ce qui réduisait d’autant le montant de leurs commissions
et donc de leurs profits. L’assurance vol dut être pratiquement supprimée puisque
personne ne volait plus personne, et il fallut aussi accepter cette
contraction des revenus. Le phénomène n’épargna pas l’assurance vie. Les assurés
ne mourant que tardivement, il devint indispensable de réviser les tables de
mortalité et le taux des primes. L’assurance contre la grêle resta longtemps sans
changement, mais étant donné que les principaux souscripteurs, les vignerons,
furent balayés par la crise économique, même ce secteur connut de grosses
difficultés. L’industrie automobile fut également concernée. Les gens
devenus raisonnables ne prenaient leur voiture qu’en cas de nécessité
véritable et exigeaient, d’autre part, des modèles économiques, de taille
réduite, insouciants qu’ils étaient devenus des symboles de prestige. La fabrication des grosses cylindrées et des diesels fut
abandonnée, ce qui entraîna une baisse extrêmement sensible de la pollution
dans les villes. Ceci réduisit encore les causes de maladies et ne fit
qu’aggraver le problème de la santé déjà en progrès notoire. Les compagnies pétrolières virent évidemment leurs
recettes chuter et accusèrent une baisse sensible de leurs actions. Ce furent pourtant les fabricants d’armes et toutes les
industries consacrées à la création des engins de destruction individuelle ou
collective qui subirent le préjudice maximum. Là ce fut en quelques années un
véritable raz de marée dévastateur. Comme les crimes avaient disparu, que la chasse était en
plein déclin et que la probabilité d’une guerre devenait ridicule, il fallut
se résoudre à cesser la fabrication des armes de toute nature. Le seul emploi
qui subsistât furent les concours de tir et les Ball-traps, mais la vogue de
ces sports déclina rapidement par manque de vocations. Les arsenaux durent fermer, définitivement, les usines
d’aviation militaires se reconvertirent dans la construction, infiniment
moins rentable, d’appareils civils. Il fallut se résoudre à annuler la mise
en chantiers des navires de guerre et des sous-marins atomiques qui, de toute
manière, depuis plus de cinquante ans, ne servaient rigoureusement à rien,
mais que l’on produisait quand même, pour occuper des gens et faire la
fortune de personnes influentes, aux frais des contribuables. Des milliers d’individus, affectés à des productions
aussi coûteuses que sans objet, durent cesser leurs activités et chercher,
enfin, une occupation utile à leurs contemporains. Ce fut pour eux un réveil
extrêmement pénible. Les casernes et la plupart des bâtiments militaires
furent vendus à bas prix à des groupements de citoyens bénévoles qui les réhabilitèrent
en centres d’accueil pour héberger les nécessiteux. Les finances publiques connurent également une
transformation extrêmement inquiétante. On assistait à un recul constant des principales
dépenses. En l’absence d’armée à payer à ne rien faire, d’engins de guerre à
construire pour les détruire quelques années plus tard, de déficit de la
Sécurité Sociale à financer, d’hôpitaux à édifier. Le budget de l’Etat devint
rapidement gravement déséquilibré. Il y avait beaucoup trop de recettes et il
devint évident qu’il faudrait alléger les impôts. Répugnant par nature à
cette extrémité inadmissible, les gouvernements commencèrent par rembourser
la dette publique qui atteignait des montants vertigineux. Mais rapidement,
on s’aperçut que ces mesures n’avaient pas du tout l’effet souhaité. En
payant la dette on diminuait encore le montant des dépenses puisque l’on
supprimait, du même coup, le service des intérêts. Ne sachant comment
employer ces excédents, il fallut, en dernier ressort, se résigner à s’en prendre
aux impôts. On commença par l’impôt sur le revenu qui était le moins
populaire. Les conséquences furent dramatiques. On s’aperçut qu’en éliminant cet impôt, extrêmement
coûteux à percevoir, et en renvoyant dans leurs foyers les dizaines de
milliers de fonctionnaires qui le géraient, que la réduction des recettes
publiques excédait à peine celle des dépenses qu'elles entraînaient et que
tout était donc à refaire. Il fallut s’attaquer alors aux impôts indirects
tels que la TVA. Mais les réductions de prix qui en résultèrent favorisèrent
le développement du commerce et là encore, les recettes ne se réduisirent pas
de façon sensible. C’était un cercle vicieux. Les magnats de la finance détenant les rênes du pouvoir
ainsi que le contrôle de la plupart des monopoles qui prospéraient, avant
l’avènement de la vertu, virent leurs ressources se tarir. La plupart firent
faillite et certains dirigeants se suicidèrent, ce qui choqua beaucoup
l’opinion. Leurs hommes de main habituels, les petits agitateurs, les petits
casseurs, les trublions de toute sorte qui fomentaient leurs mauvais coups,
qui défilaient pour remuer les esprits, finirent par ouvrir les yeux,
touchés, eux aussi, par la maladie générale, ils refusèrent purement et
simplement de se livrer à toutes les petites magouilles malpropres, aux
saloperies ordinaires qu’ils effectuaient d’habitude et l’agitation sociale
cessa presque totalement. Les hommes politiques qui exploitaient leurs concitoyens
au nom des grands principes n’ayant plus personne pour financer leurs
campagnes électorales, ne furent pas réélus et durent laisser la place à des
candidats désintéressés qui prirent enfin en main le char de l’état et se
mirent à ramener ses dépenses à des proportions bien plus raisonnables. En résumé, ce fut le chaos complet. Les citoyens, cessant de frauder l’ANPE et de prétendre
à des indemnités alors qu’ils travaillaient au noir, le chômage secouru tomba
brutalement, malgré les bouleversements économiques, à trente pour cent
seulement de ce qu’il était auparavant. Les gens s’occupaient à des tâches qui leur permettaient
de vivre décemment. La chute dramatique de la pression fiscale et de celle
des cotisations sociales y contribuait pour beaucoup. Ils se lancèrent dans des activités culturelles, se
perfectionnaient eux-mêmes dans diverses disciplines et s’employaient à
former, bénévolement, leurs contemporains les plus défavorisés, ne prenant
leurs retraites que lorsqu’ils se sentaient réellement fatigués. Ils consacraient beaucoup de temps aux déshérités et aux
peuples des pays en voie de développement. Mais tout cela n’intervint que
plus tard et il y eut une période d’adaptation assez difficile. Elle fut toutefois grandement facilitée par l’évolution
des esprits. La plupart des membres du corps social avaient révisé leurs
motivations et avaient compris que le travail n’était qu’un mal nécessaire et
qu’il ne devait pas servir à la satisfaction effrénée de leur ego. Ils
avaient passé ce stade et considéraient avec amusement les exemples
d’ambition sans bornes que leur présentaient les œuvres littéraires ou
cinématographiques de la période passée. Ils étaient, maintenant, au-dessus
de ces fariboles et leur développement personnel ainsi que le service
d’autrui, accaparaient suffisamment leurs forces vives. Ils tournaient leurs
énergies vers l’éducation de leurs enfants, l’embellissement de la planète et
vers toutes sortes de choses aussi folles et puériles. Puisqu’ils étaient vertueux, ils ne manqueraient pas de
réussir leur adaptation, avec le temps, et la Terre trouverait ainsi un
nouvel équilibre. Heureusement, lorsque le ministre se réveillait chaque
matin, un coup d’œil rapide à son journal le rassurait immédiatement. Il
pouvait y lire des nouvelles apaisantes qui lui mettaient du baume au coeur : ** Rapt du fils d’un magnat de la finance, les
ravisseurs réclament une rançon. ** Une jeune femme enlevée en plein centre de la
capitale. On soupçonne un réseau de prostitution international. ** La pollution a atteint hier son niveau maximum. Le
ministre des transports propose la création d’une taxe spéciale pour
combattre ce fléau. ** Pour lutter contre la fraude fiscale, l’état va
engager dix mille fonctionnaires. ** Une manufacture de cigarettes vient d’être relaxée.
Elle nie toute influence du tabac sur le développement des cancers. Il respirait. La civilisation l’avait échappé belle, il
n’y avait rien de changé, et il n’y avait aucun souci à se faire. Mais, la nuit suivante, il revivait le même cauchemar. Il en était profondément affecté et ses collègues
commençaient à le trouver bizarre. Pour des raisons, évidentes pour lui, mais
qui échappaient à ses amis politiques, il se mit à proposer le vote de
mesures d’urgence qui furent reçues favorablement par certains, mais ne
recueillirent pas l’assentiment général. Pour éviter la venue des cataclysmes dont il rêvait
chaque nuit, il proposait, par exemple : ** L’exonération des casinos et des champs de courses de
toutes taxes directes ou indirectes. ** La libération immédiate des caïds de la maffia et des
trafiquants de drogues emprisonnés. ** La baisse du prix des cigarettes et des taxes sur
l’alcool de manière à favoriser leur consommation. ** La distribution gratuite d’armes aux petits malfrats
des banlieues et l’institution de cours du soir gratuits pour leur apprendre
à les utiliser. Ses collègues, affolés, ne pouvant comprendre ses
raisons profondes, qu’il ne savait pas leur expliquer, finirent par exiger et
obtenir son expulsion du parti et sa démission de toutes ses fonctions. Aux dernières nouvelles, il effectue un séjour dans un
établissement psychiatrique et, grâce à des séances régulières
d’électrochocs, il se rétablit lentement. Il est en train d’écrire un livre dans lequel il
explique comment le vice doit être combattu avec énergie, tout en prenant
soin de ne jamais l’éradiquer réellement. Cette lutte, selon lui, contribue largement à occuper
les " honnêtes gens " et les empêche de tomber dans cette
oisiveté dont il sait maintenant qu’elle peut être la mère de toutes les
vertus si préjudiciables au bon fonctionnement de leur environnement. Pierre qui avait écouté, sans
l’interrompre cette parabole diabolique regarda son voisin. Ils roulaient à vive allure sur la Panaméricaine et
approchaient maintenant de Valparaiso. -- Je n’arrive pas à démêler si vous êtes un cynique et
un pessimiste ou un dangereux visionnaire. -- Mais, mon cher, lui répondit l'inconnu d'un air
énigmatique, toute fable est une médaille à deux faces. Il appartient à
chacun de choisir celle qui lui convient le mieux. |
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