Cyber Scribe vous présente Michel Frapech auteur, essayiste, écrivain d'art. Venez découvrir ses dernières productions, ses centres d'intérêt et lire de larges extraits de ses oeuvres.

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Le Montage magique
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INTERVIEW DE L'AUTEUR.

 

 

 

Cyber Scribe : Vous nous avez parlé de la genèse de ce roman, de l'étincelle qui a fait naître cette intrigue juridico-financière, pouvez-vous apporter quelques précisions pour vos lecteurs.

Michel Frapech : Volontiers, c'est une affaire réelle qui m'a inspiré. Il y a plusieurs années déjà et je ne sais si mes lecteurs s'en souviennent encore,  un des fleurons de l'industrie française, une des gloires du CAC40 a été jetée par terre en quelques mois. Elle a perdu plus de la moitié de sa valeur, son P.-D.G. a été traîné dans la boue par un juge d'instruction, déshonoré devant le front des troupes et contraint à la démission. Le prétexte était tellement futile et l'acharnement tel que je n'ai pas pu me résoudre à penser qu'il s'agissait simplement de bêtise.

Le seul reproche qui était fait au P.-D.G. de l'époque, c'était d'avoir fait installer à son domicile un système de sécurité et d'avoir fait supporter la dépense (3.000.000 de francs) à la société.

C.S. C'est en effet une pratique courante dans la plupart des pays du monde.

M.F. C'est bien pourquoi cela a attiré mon attention, je dirai même mon indignation.

C.S. Et c'est de là qu'est partie votre intrigue.

M.F. Exactement, Je n'ai pas pu croire qu'il s'agissait d'un acte simplement stupide. Je n'avais ni les moyens ni le goût de mener une investigation sur les faits eux-mêmes, j'ai donc imaginé une explication plausible à ce scénario. Je me suis efforcé de passer de l'autre côté du miroir et d'y faire venir mes lecteurs.

C.S. C'est donc de la 'business fiction'.

M.F. On peut dire cela comme ça. Mais au moins, elle a le mérite d'être logique alors que le déroulement de l'affaire en question, la vraie, ressemble à un scénario imaginé par Gribouille, le père UBU ou l'auteur des Branquignols.

C.S. Dans votre roman, cette société est devenue la Ratelca et  son président se nomme Tarzu.

M.F. Tarzu se prénomme Suzanne et est polytechnicienne. Il n'y a aucune confusion possible avec des personnages réels.

C.S. Dans cette histoire qui débute à Hong Kong et se termine dans les Caraïbes, on rencontre de nombreux personnages. Vous ont-ils également été inspirés par des personnes réelles.

M.F. En fait non. Ils sont plutôt nés de mon imaginaire ou des besoins de l'intrique. Je dois dire pourtant que mon financier mythique, le tout puissant Rapopos que l'on retrouve d'ailleurs dans certains romans suivants, dans l’Affaire Siegfried par exemple, m'a été inspiré par la personnalité puissante de George Soros pour qui j'ai une très grande admiration. J'espère qu'il me pardonnera de l'avoir mis en scène sans son consentement, si jamais il lit mon roman, ce qui me paraît bien improbable.

C.S. Vous avez créé quelques personnages qui nous ont vraiment réjouis comme votre Charlotte la gazelle noire qui sort de l'X, André dit 'gueule d'ange' qui tente désespérément de congeler ses semblables pour les ressusciter dans quelques siècles quand la science aura fait suffisamment de progrès pour les ramener à la vie.

M.F. Je pense qu'un roman doit offrir au lecteur la compagnie d'individus qui sortent un peu de l'ordinaire. Ils n'achètent pas un livre pour y rencontrer leur voisin de palier.

C.S. Vous avez eu également la dent dure avec nos institutions.

M.F. Je crois que l'idée fixe d'André qui va répétant : "Il faut changer les lois" est en train de gagner une fraction croissante de l'opinion.

C.S. Mais vous offrez une solution assez révolutionnaire qui n'est pas à la portée de tout le monde.

M.F.Je n'en suis pas si sûr que vous. La création d'un état semblable à l'état Semoa qui est proposé dans le roman est une initiative qui peut paraître utopique. Indépendamment du fait que, comme nombre de mes contemporains, j'adore les Utopies il faut signaler qu'il existe à ce jour plusieurs projets cohérents qui ressemblent étrangement à mon initiative Semoa.

C.S. N'avez-vous jamais eu l'idée de créer vraiment cet état ?

M.F. Vous entrez là dans mon jardin secret. Il ne me déplairait pas, je l'avoue, qu'à la lecture du roman, certaines vocations naissent, qu'un grand mouvement se dessine pour la création de conditions de vie radicalement différentes des nôtres. De toute manière, quand les deux tiers de l'humanité sera en retraite et que le reste subviendra aux besoins de tous en travaillant dix heures par semaine, il faudra bien se résoudre à en tirer les conséquences.

C.S. Pouvez-vous nous parler brièvement de quelques-uns des grands thèmes qui courent dans votre roman comme la fusion froide, la cryogénie, la nanotechnologie, les plates-formes nautiques et surtout de votre fameuse méthode pour gagner à tout coup sur les marchés boursiers.

M.F.  Non, je crois que cela serait beaucoup trop long, je préfère laisser au lecteur le plaisir de les découvrir. D'ailleurs je crois qu'il est dans vos intentions de les présenter plus en détail dans les pages de ce site.

C.S. Nous aurons donc l'occasion d'en reparler.

  

 

 

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