Cyber Scribe vous présente Michel Frapech auteur, essayiste, écrivain d'art. Venez découvrir ses dernières productions, ses centres d'intérêt et lire de larges extraits de ses oeuvres.

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L'affaire Siegfried :
Tome 1 Kidnappés ?
*
INTERVIEW DE L'AUTEUR.

 

 

 

Cyber Scribe : Je dois dire que vous nous avez surpris lorsque vous nous avez annoncé le sujet de votre troisième roman.

Michel Frapech : Je ne vois pas du tout pourquoi.

C.S. Je ne suis pas sûr que vous soyez totalement sincère. En effet, vous avez la réputation d'un homme concret avec les pieds sur terre et votre expérience professionnelle ne vous prédestinait pas à aborder un sujet qui fait l'objet de bien des controverses.

M.F. Vous avez certainement raison. Connaissez-vous le mot "marli" ?

C.S. A part les bois de Marly, je ne suis pas familier avec ce terme.

M.F.  Cela vient peut-être en effet de cette charmante localité. C'est un mot qui désigne la limite séparant l'aile du fond d'une assiette ou d'un plat.

C.S. Je ne vois pas bien le rapport !

M.F.  Il est pourtant clair, je suis fasciné par les limites, les frontières, par tout ce qui sépare le connu de l'inconnu. Vous trouverez d'ailleurs de plus en plus d'exemples dans les pages de mes romans. Le romancier doit être un explorateur de la réalité. un pionnier des terres méconnues ou inconnues. Ce sont les frontières de la connaissance qui m'attirent.

C.S. Et c'est cette curiosité qui a donné naissance à ce roman particulièrement attachant.

M.F. Oui j'ai voulu explorer une réalité qui est d'autant plus passionnante qu'apparemment, les puissants qui nous gouvernent ne tiennent pas à ce que certaines révélations gênantes s'ébruitent.

C.S. Il y aurait des pressions venues d'en haut pour occulter certains phénomènes.

M.F.  C'est le moins que l'on puisse dire. Lors de ce que l'on appelle pudiquement l'incident de Roswell un vaisseau spatial s'est écrasé près de la base où étaient testées les bombes atomiques américaines. Dans les heures qui ont suivi, une armée de policiers musclés se sont abattus sur la région pour expliquer aux habitants que, malgré les déclarations initiales de certains responsables militaires, il ne s'était rien passé. Absolument rien et que s'ils prétendaient le contraire, il leur arriverait les pires ennuis, à eux et aussi à toute leur famille.

C.S.  C'est une attitude assez irresponsable.

M.F.  Elle est encore de règle aujourd'hui. J'ai soumis mon manuscrit à Grasset. Il l'a gardé plus de trois mois et me l'a renvoyé avec une courte lettre assez embarrassée m'expliquant que Grasset ne publiait pas d'ouvrages de Science Fiction.  J'ai failli leur faire une réponse fracassante expliquant qu'il ne s'agissait pas de Science Fiction dans mon roman, mais j'ai réalisé qu'ils le savaient fort bien, et qu'un éditeur qui publie les divagations des ténors de la République ne peut se compromettre en éditant des assertions qui n'ont pas l'imprimatur ni de l'Elysée ni de Matignon.

C.S. Peut-être ne trouvent-ils les faits que vous rapportez peu vraisemblables.

M.F.  Je n'en sais rien, mais je constate que de plus en plus d'officiels de l'armée, de pilotes de guerre, d'hommes ayant eu des responsabilités importantes dans l'appareil militaire américain se considèrent aujourd'hui comme délivrés de l'obligation de secret qui leur étaient imposés et qu'ils se mettent à parler.

C.S. C'est donc plus du grand reportage que de le fiction dont vous nous parlez ici.

M.F.  J'espère que des évènements tragiques ne viendront pas vous donner prématurément raison.

 C.S. Nous aurons donc l'occasion d'en reparler.

  

 

 

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